La poupée ou l’échec de mon féminisme

Je suis féministe et j’en suis fière. Si cela te pose un soucis, pas de soucis la petite croix en haut à droite sera ton amie. Je suis féministe sans courant, sans carte, sans doctrine. Féministe dans le sens de l’égalité, mais y’a pas d’autre mot. Je prône l’équilibre et le respect, j’ai du mal à concevoir qu’on ne soit pas d’accord avec ça mais y’en a il parait que ça énerve. Bref je m’égare.

Tu seras un homme mon fils

Cet idéal d’égalité et de liberté me tient particulièrement à cœur et c’est con mais ayant deux garçons je me sens investie d’une mission quant à leur éducation sur ces sujets et le respect des femmes dans leurs diversités. J’adore ce poème de Kipling, à lire ici mais il est dur pour les hommes, exigeant et binaire.

J’aimerais que mes garçons soient équilibrés dans leur virilité et dans leur féminité. Qu’ils se sentent libre d’aimer qui ils veulent et de s’exprimer sur la palette du genre sans complexe. Vaste mission hein ?

Puis bon un jour je serai la belle mère de quelqu’un/e et j’aimerai qu’on me dise que j’ai fait du bon travail 😉 #dedicaceàlavenir.

Et ça commende dès le plus jeune âge

Voilà ce que j’ai retenu de mes différentes lectures : on ne tient pas un bébé garçon de la même façon qu’une bébé fille, les jeux donnés avant qu’ils puissent choisir sont déjà sexués, il peut y avoir plus de différences entre deux cerveaux du même sexe qu’entre les sexes. Ceci est un résumé grossier of course.

J’en avait conclu que je voulais une éducation au plus loin des stéréotypes, laisser libre cours, proposer des activités traditionnellement rattachées aux deux sexes. Cela passe par des petites choses : encourager à dire ses goûts (aujourd’hui ses couleurs préférées sont bleu, rouge et rose mais il ne veut rien de rose #camarchepasmontruc #allezcomprendre), aider dans les tâches ménagères dès tout petit (pour moi la famille est une communauté chacun fait sa part à hauteur de ses capacités et moyens), lui demander si la petite fille est sympa  ou si elle court vite plutôt que si elle est jolie, lui dire dès le plus jeune âge de respecter si la petite fille ne veut pas de bisou (truc de dingue à la crèche une maman qui force sa fille à se faire biser, bref #chacunsoneducation).

La fameuse poupée

Donc bien sûr j’ai tenu à ce que Maël ait une poupée vers ses 18 mois je crois… Déjà pas facile de trouver quelque chose de neutre, je ne voulais pas qu’il rejette par principe car trop « typée ». Je lui ai donné et direct il l’a mise dans un coin et n’y a quasiment plus jamais touché. Si cet été donc à 3 ans alors que j’étais enceinte il a joué à la mettre dans sa petite piscine… Mais clairement les jeux traditionnellement de filles ne l’intéresse pas du tout : ni la poupée, ni les peluches, ni la marchande… Bon vous avez compris. On joue aux voitures et aux voitures. C’était un truc de dingue quand il a entouré les jouets sur le catalogue de Noël, une caricature de liste de garçon.

Et c’est parfait ce qui compte c’est qu’il se sente libre de jouer à ce qu’il aime et qu’il respecte en retour. Je ne vous parle pas de la tirade maternelle qu’il a subi quand il a dit devant le fameux catalogue de Noël « les jeux de filles c’est nul ». Je ne suis pas au bout de mes peines mais j’espère de tout cœur que cela porte ses fruits.

Référence : Cerveau rose cerveau bleu de Lise Eliot, Robert Laffont.

Et vous vos garçons jouent-ils à la poupée ?

11 réflexions sur “La poupée ou l’échec de mon féminisme

  1. A un moment, j’ai eu un peu peur de la tournure de l’article ! Mais tu as tout résumé : effectivement, le plus important, c’est qu’il joue avec ce qui lui plaît. 🙂 Et chez nous aussi, notre fils joue à la poupée, passe l’aspirateur, vient de découvrir mes pinceaux de maquillage … Et ses jouets préférés sont les camions et l’aspirateur ! 🙂

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    1. J’écris vite donc parfois je memballr ou je ne suis pas très claire mais je me console en disant que c’est mon style. 😅 Super pour ton fils touche à tout j’aurais aimer que Maël soit moins caricatural dans ses jeux mais bon au moins il a le choix. 😘

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      1. Si si, tu es parfaitement claire, pas d’inquiétude 🙂 En fait, j’ai surtout eu peur de lire (encore) une aberration quand on parle d’éducation non-genrée. Et au final, pas du tout ! C’est moi qui ne dois pas être assez claire hahaha !
        En tout cas, tu m’as donné une piste d’article 😘

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  2. Ici mon 2e prend fait semblant que son doudou couverture c’est son bébé :). Je le laisse faire.. Et ils doivent aider à mettre la table.. Parfois ils n’ont pas envie donc je ne les force pas. Ils aiment m’aider à faire les pâtisseries ou quand je fais une sauce.. Ce sont des garçons mais je tiens à ce qu’il sache se débrouiller seul, on ne sait jamais ce que l’avenir réserve..

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  3. Très chouette article !

    Pour le moment j’ai une petite puce mais c’est aussi compliqué de ne pas rentrer dans le stéréotype des jeux et affaires genrés. Comment ne pas se laisser tenter par les petites robes ou autres accessoires mimis ? Je réfléchis aussi sur la manière dont je la tiens. Est-ce que je le tiendrais différemment si c’était un petit garçon ?

    Plus que les jeux, est-ce que ce ne sont pas les activités de papa et maman qui vont l’orienter vers une activité ou une autre ? « Je veux être un homme comme papa, je vais donc cuisiner un repas et passer l’aspirateur ! »

    « Tu seras un homme mon fils » est un texte superbe. Deux autres devraient te plaire, l’un de Claude Manceron et l’autre Georges Duhamel :

    http://uneviedecouple.fr/ne-jouons-pas-a-dieu/

    http://uneviedecouple.fr/les-10-commandements-du-jeune-pere-georges-duhamel/

    Bonne soirée

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  4. J’aime beaucoup ton article.
    Depuis ses 15 mois (et le début de ma deuxième grossesse) FeuFolet a une poupée (à sa demande, il volait celle de la fille d’amie) avec laquelle il joue régulièrement. Même si dans l’ensemble, il a beaucoup de jouet « de garçon » (cette passion pour les voitures et les engins de chantier !?!?), j’essaye d’équilibré le panel de jeux auxquels il a accès, et pus tard son petit frère : il a un établi de bricolage mais aussi une mini cuisine avec de la dînette (qu’il adore), un porteur voiture et un mini-aspirateur, ect. En ce moment, je lui cherche une petite poussette pour son poupon, je suis sûre qu’il adorera ^^
    Et il m’aide volontiers à la maison que ce soit les tâches ménagères ou le change de son frère ^^
    Bref, j’espère réussir à faire d’eux des hommes libres d’être ce qu’ils veulent, fort, sensible, ouvert. Et que si un jour nous avons une fille, mon mari la suspendra par les pieds pour la traîner dans la maison sous les éclats de rire comme il le fait déjà avec ses fils ^^.

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  5. Youpie!! une autre maman féministe!!
    Chic chic 😀
    Personnellement, je ne me casse pas trop la tête et je suis le mouvement qu’initie mon fils de 3 ans en restant neutre le plus possible: par exemple lorsque je récupère mon fils à la crèche, je m’extasie tout autant sur l’activité en cours qu’il est en train de faire, que ce soit une course de voiture, la dînette, jouer avec le petit établi de la crèche, ou coucher une poupée dans un petit lit et taper sur ses camarades qui font trop de bruit et qui vont réveiller le bébé….herm herm…)
    Après 9 fois sur 10, il joue aux voitures…tout ce qui roule est sa passion… Son premier mot était « bus » c’est dire…
    Eh ben, si c’est ce qu’il aime, je ne ressent pas le besoin de « rééduquer » ni « contrebalancer »… ma foi, je lui apprend les marques des voitures sur le chemin de la crèche (comme ça il intègre bien que sa maman peut lui apprendre des choses sur un sujet « masculin »). Plus tard je lui apprendrai le nom des arbres ou des oiseaux… un petit garçon a le droit d’adorer les voitures!
    Je profite de son intéret débordant pour tout ce qui l’entourre pour lui proposer de m’ader à faire la cuisine. Si je fais le ménage il prends un petit chiffon et m’aide…ça vient de lui 😀
    Pour les taches ménagères, je ne fais pas de grand discours: en nous voyant il apprendra que son papa passe l’aspirateur, que maman cuisine, que papa repasse et plie le linge, que maman vide le lave vaisselle que papa à rempli, que papa bricole sa grosse voiture… je me dis que je lui expliquerait lorsqu’il posera des questions que nous faisons ces tâches là parceque la répartition s’est faite comme cela, pas parce que nous sommes un homme/une femme 😀

    Pour lui apprendre à respecter les limites des autres, je commence déjà par respecter les siennes, et ne le force pas à faire de bisous s’il ne veut pas (mais je lui propose quand même pour les membres de la famille, et je suis assez intransigeante sur la politesse en revanche)

    Plus tard, il sera un homme, un papa peut être…. l’important est qu’il soit bien dans ses baskets, pas une caricature de mec, mais… pas une fille comme les autres non plus (mon côté vieux jeu: une femme est une femme, un homme est un homme, égaux et différents!)

    …(désolée pour le pavé, le sujet me passionne!!!!!!)

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    1. Génial ce message ! Je suis à 100% d’accord !! Les mamans et les papas ont des rôles similaires, complémentaires, différents ! Tout dépend des sujets mais l’important c’est de faire passer des messages de tolérance et de respect. Et voir que cela n’est pas une évidence pour tout le monde me laisse perplexe et aussi en colère. On vit ensemble, en société avec des goûts et des intérêts différents mais ensemble c’est mieux. Voilà je m’égare mais merci ce comm est top !

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